Home Français Les universités canadiennes en tête du classement de l’OCDE en matière de formation d’une main-d’œuvre qualifiée

Les universités canadiennes en tête du classement de l’OCDE en matière de formation d’une main-d’œuvre qualifiée

by Suzanne Kresta
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En tant que doyenne d’une faculté de génie, j’ai le privilège de côtoyer des étudiants et des étudiantes et de les observer tandis qu’ils cheminent vers leur profession et définissent leur vision de l’avenir pour notre grand pays.

Au cours de la prochaine décennie, nous aurons beaucoup de grands défis à relever. L’avenir du monde de travail sera déterminant sur tous les plans. Une partie de la solution réside dans la formation donnée à notre main-d’œuvre.

Il est juste et raisonnable pour les contribuables de se demander si nos universités ont réalisé les promesses faites par nos dirigeants lorsqu’ils décidèrent, à l’aube de la Confédération, d’investir dans l’éducation. Nos établissements ont-ils évolué au même rythme que les besoins de l’économie canadienne?

Depuis 1950, la population active du Canada a plus que triplé (3,6 fois). Selon Statistique Canada, nos universités décernent aujourd’hui 18 fois plus de diplômes qu’à l’époque.

Un coup d’œil au rapport Regards sur l’éducation 2014 de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) nous apprend que notre pays affiche le pourcentage le plus élevé d’adultes âgés de 25 à 64 ans détenant un diplôme postsecondaire, soit 53 % par rapport à la moyenne de 32 % calculée par l’OCDE.

En 70 ans, l’accès à l’éducation s’est élargi : il est passé de 18 à 80 % chez les jeunes qui se préparent à entrer dans le monde du travail. Depuis 1991, les inscriptions en génie ont connu une augmentation de 2 % par an d’un bout à l’autre du pays.

Parallèlement, l’espérance et la qualité de vie, le taux d’emploi et le degré de littératie se sont tous améliorés considérablement, ce dont nous devrions être fiers. Mais que signifie un niveau d’éducation élevé pour l’avenir de la main-d’œuvre?

Le sens même de ce qu’est le travail est en train d’évoluer. Les humains ne sont pas conçus pour faire le travail des machines et sont mieux adaptés pour être les patrons des machines. Ce genre de travail exige de la créativité et du jugement, si bien qu’il faudra toujours des artisans et des techniciens qualifiés aux côtés des diplômés universitaires.

Bon nombre d’industries sont déjà passées du simple échange de biens à l’établissement de relations adaptatives qui créent de la valeur partagée. Dans toutes les organisations, l’adaptabilité est devenue une condition essentielle du succès. Le service à la clientèle est la pierre angulaire des relations durables.

Selon un rapport publié par la RBC, les besoins en matière de main-d’œuvre se transforment; les métiers manuels cèdent la place aux métiers professionnels et à des aptitudes comme la pensée analytique, la résolution de problèmes et la conception. Les ingénieurs et ingénieures font partie de la solution.

Les universités savent-elles d’adapter à l’évolution du marché du travail?

Les directions universitaires sont très au fait des rapports sur les compétences de l’avenir et s’emploient à incorporer des changements dans leurs programmes. Elles le font en partie pour s’ajuster à la réduction du financement accordé par l’État, qui les oblige à modifier leurs modèles d’affaires, et en partie pour répondre aux messages de l’industrie et du gouvernement.

Les universités sont à l’écoute et tournées vers l’avenir. Préparer nos étudiants et étudiantes au monde du travail et aux défis qui les attendent constitue notre priorité absolue. Même si l’on trouve toujours, au sein d’une organisation, des poches de résistance au changement, je constate néanmoins que mes collèges entretiennent une vision de l’avenir emballante et qu’ils se mobilisent sur le terrain, à l’Université de la Saskatchewan comme ailleurs.

À l’aube de cette nouvelle décennie, nous devrions être fiers de l’investissement du Canada dans l’éducation postsecondaire et de ceux et celles qui, parmi nos dirigeants nationaux et provinciaux, reconnaissent la nécessité de former une main-d’œuvre qualifiée et bien préparée à occuper les emplois d’aujourd’hui et à devenir les leaders de demain.

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